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Série portraits: Gracia Ruth Nougbologni, boursière du programme de Bourses afro-canadiennes | Une seule santé

Gracia Ruth Nougbologni est originaire du Bénin et candidate au PhD à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal. Elle témoigne de son expérience d’études à l'UdeM, à titre de boursière du programme de Bourses afro-canadiennes | Une seule santé.  

Parcours et projet de recherche 

Je m’appelle Gracia Ruth Nougbologni. Je suis née et j’ai grandi au Bénin, un pays d’Afrique de l’Ouest. J’y ai obtenu une licence en analyses biomédicales, puis un master en microbiologie moléculaire et médicale à l’Université d’Abomey-Calavi. Au cours de ma formation, je me suis particulièrement intéressée à l’étude des bactéries pathogènes et aux approches innovantes pour lutter contre les infections. Mes travaux de recherche de master ont porté sur l’évaluation du potentiel des bactériophages comme alternative thérapeutique dans les infections dues à Klebsiella pneumoniae. 

Grâce à une bourse canadienne de développement international (BCDI), je poursuis depuis le trimestre d’automne 2025 un doctorat à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal. Cette bourse joue un rôle déterminant dans mon parcours : en plus de couvrir mes frais de scolarité, elle m’accorde des frais de subsistance qui me permettent de vivre et d’étudier au Canada dans de bonnes conditions. L’équipe du programme BCDI m’a également accompagnée tout au long des démarches, depuis les procédures d’immigration jusqu’à mon installation au Canada, ce qui a facilité mon intégration dans ce nouvel environnement. 

Mon projet de recherche porte sur la surveillance de la résistance aux antibiotiques chez les Escherichia coli pathogènes aviaires à l’interface entre l’humain, l’animal et l’environnement, dans un contexte de collaboration entre le Bénin et le Québec. À l’aide du séquençage génomique complet, j’étudie la circulation des gènes de résistance et de virulence ainsi que le rôle des plasmides dans leur dissémination entre différents réservoirs, notamment animaux, humains et environnementaux. L’objectif de ces travaux est de mieux comprendre les mécanismes de propagation de la résistance antimicrobienne afin de contribuer au développement de stratégies de surveillance et de prévention plus efficaces dans une perspective d’approche « Une seule santé ».  

Quels acquis ai-je tirés jusqu’à maintenant? 

Depuis mon arrivée au Canada, cette expérience m’a permis d’évoluer dans un environnement scientifique stimulant et d’accéder à des infrastructures de recherche avancées. Grâce à mon inscription à l’Université de Montréal, j’ai la possibilité de suivre des cours spécialisés et de participer à des séminaires scientifiques qui enrichissent considérablement ma formation et auxquels il me serait parfois difficile d’avoir accès dans mon pays d’origine. 

Je développe également des compétences importantes en génomique bactérienne et en bioinformatique appliquée à l’étude de la résistance antimicrobienne. L’analyse de données issues du séquençage génomique, la réalisation d’analyses phylogénomiques et l’interprétation des résultats contribuent à renforcer ma rigueur scientifique et mon autonomie dans la conduite de mes travaux.  

Par ailleurs, j’ai la chance de réaliser mon doctorat sous la supervision d’une directrice de recherche remarquable, la professeure Maud De Lagarde, au sein du laboratoire ECL, où je bénéficie du soutien constant d’une équipe dynamique et bienveillante. L’accompagnement de mes codirecteurs ainsi que des membres du laboratoire joue un rôle essentiel dans mon apprentissage et dans le développement de mes compétences en recherche.  

Comment cette expérience bonifie-t-elle mon parcours professionnel et personnel jusqu’à maintenant? 

Cette expérience représente une étape majeure dans mon parcours académique et professionnel. Elle me permet d’acquérir une formation doctorale dans un environnement de recherche de haut niveau et de développer une expertise en génomique et en bioinformatique, des domaines devenus indispensables pour la compréhension et la surveillance des maladies infectieuses. 

Sur le plan professionnel, ces acquis renforcent mon objectif de devenir chercheuse en microbiologie et de contribuer activement à la lutte contre la résistance antimicrobienne. Sur le plan personnel, vivre et étudier dans un nouveau pays constitue une expérience très enrichissante qui m’a permis de développer ma capacité d’adaptation, ma confiance en moi et mon ouverture à la collaboration internationale.  

Quelles sont les retombées que vous anticipez pour la suite? 

À moyen et à long terme, les connaissances et compétences acquises au cours de cette formation devraient me permettre de contribuer au renforcement des capacités scientifiques dans mon pays d’origine, notamment dans les domaines de la génomique et de la surveillance de la résistance aux antibiotiques. Le développement d’expertises locales dans ces domaines constitue un enjeu important pour améliorer la compréhension et le suivi des agents pathogènes. 

Je souhaite également participer au développement de collaborations scientifiques durables entre le Canada et le Bénin dans le domaine de la santé globale et de l’approche Une seule santé. Cette bourse représente ainsi bien plus qu’un soutien financier : elle constitue une opportunité de formation et de développement qui me permettra, à terme, de contribuer activement à la recherche scientifique et à l’amélioration des systèmes de surveillance des maladies infectieuses. 

  

Bourses afro-canadiennes | Une seule santé 

En misant sur des formations aux cycles supérieurs pour le développement des compétences Une seule santé (USS), le projet de bourses afro-canadiennes vise à former les experts et expertes de demain via l'intégration de cette approche dans leur enseignement, leurs recherches ou leur milieu de pratique au Bénin, au Burkina Faso et au Sénégal.