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Lumière sur le Certificat en coopération et solidarité internationales de la FEP

À l’UdeM, la coopération internationale vit tant par les initiatives professorales et étudiantes que dans l’offre de formations. À l’occasion de la Semaine du développement international, nous nous sommes entretenus avec Carine Nassif-Gouin, responsable du Certificat en coopération et solidarité internationales de la Faculté de l’éducation permanente.

Créé dans le souci d’appuyer la professionnalisation du milieu de la coopération internationale et de répondre à ses besoins particuliers, ce programme s’adresse à toute personne intéressée par le domaine et propose des apprentissages, outils et méthodes utiles à la gestion et à l’évaluation de projets.

 

DAI : Comment le certificat s’inscrit-il dans les enjeux sociétaux actuels?

C. N.-G. : Les étudiantes et étudiants inscrits au certificat bénéficient d’un enseignement transversal qui favorise le développement d’une capacité de réflexion analytique et critique quant aux manières d’intervenir en situation terrain. 
 
La formation se distingue par l’enseignement des approches décolonisantes et de co-construction des savoirs, postures novatrices s’imposant aujourd’hui en coopération et solidarité internationales. Des défis et enjeux actuels sont intégrés au cursus, notamment l’autochtonisation des savoirs, les questions liées à la justice climatique, à l’égalité femmes-hommes, à l’égalité des genres ainsi qu’à l’équité, la diversité et l’inclusion.
 
Des praticiennes et praticiens du milieu dotés d’une corde en recherche et ayant une perspective critique dispensent l’enseignement. Un contexte idéal pour permettre aux étudiants et étudiantes de développer une vision pratique des actions à entreprendre en coopération et solidarité internationales à partir de situations vécues.
 
D’ailleurs, le certificat étant bâti avec la collaboration de partenaires tels que l’Association québécoise des organismes de coopération internationale, Infirmières et infirmiers sans frontières ou Oxfam-Québec, les étudiants et étudiantes ont la possibilité de réseauter avec des personnes du milieu et d’accéder à des stages professionnalisants au sein d’organisations d’intérêt.

 

DAI : Comment se décline le parcours académique ?

C. N.-G. : La formation du certificat, offerte exclusivement par des professionnels du milieu, se constitue d’abord d’un tronc commun sur l’aide en coopération et solidarité internationales et l’atteinte d’objectifs dans ce contexte. Les étudiants et étudiantes y explorent les outils à adopter dans un tel contexte. Par exemple, ils se familiarisent avec des grilles d’analyse spécifiques aux approches décolonisantes, intégrant des moyens collaboratifs et critiques visant l’analyse d’outils comme la méthode SEAR d’évaluation de projets (Suivi, Évaluation, Apprentissage et Redevabilité), le système de Gestion axée sur les résultats ou la cartographie des incidences.
 
Ces apprentissages sont suivis d’une possibilité de spécialisation en fonction du profil des personnes participantes. Aide humanitaire, développement durable, économie sociale, justice climatique, les possibilités sont variées. La formation se termine avec un atelier d’intégration permettant de mettre en pratique les acquis par le développement ou l’analyse de projets.

 

DAI : Comment le certificat résonne-t-il ici comme ailleurs ?

C. N.-G. : Au Québec, c’est la seule formation abordant la coopération en intégrant la solidarité internationale de manière transversale. Elle est hautement appréciée, qu’elle soit combinée à un baccalauréat par cumul ou suivie indépendamment.  

À l’international, les échos sont tout autant positifs. La Haute École Libre de Mosane, en Belgique, a souhaité intégrer la formation comme troisième année de baccalauréat, en raison de la pertinence et de l’originalité des approches et thématiques enseignées. En Suisse comme en France, bon nombre d’étudiants et d’étudiantes se sentent interpelés par la perspective de collaboration avec des organisations partenaires et sont ainsi intéressés à intégrer le programme. L’Université de Moncton et d’autres établissements au Cameroun et au Sénégal souhaitent développer des échanges étudiants avec l’UdeM spécifiquement pour ce programme. Des nouvelles qui laissent entrevoir des développements prometteurs pour le certificat.

Découvrez le Certificat en coopération et solidarité internationales 

Nous remercions Carine Nassif-Gouin, responsable du Certificat en coopération et solidarité internationales, pour son témoignage.