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Série coopération internationale : Martial Dembélé s'implique à l'AUF

Professeur titulaire au Département d’administration et fondements de l’éducation de l’Université de Montréal, Martial Dembélé apporte sa touche dans l’éducation et la formation enseignante à l’international. Il fait partie du conseil scientifique du programme Apprendre (Appui à la professionnalisation des pratiques enseignantes et au développement de ressources) de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et a accepté de nous rencontrer pour nous parler de son implication.

Pouvez-vous nous en dire davantage sur ce programme ?

MD : Le programme Apprendre peut être vu comme un programme d’appui à l’amélioration de la qualité de l’éducation dans 26 pays francophones à ressources limitées : 24 en Afrique en plus du Liban et d’Haïti. Il vise à accompagner les ministères de l’Éducation de ces pays afin de soutenir le développement professionnel des enseignants et enseignantes du primaire et du secondaire et d’améliorer l’apprentissage des élèves. Le programme a trois composantes principales. En premier lieu, il fournit aux ministères une expertise nationale et internationale au profit des corps d’encadrement et de supervision pédagogique, ainsi que des personnes formatrices d’enseignants. Ensuite, il contribue à renforcer et à valoriser la recherche francophone en éducation et enfin, il met en place une plateforme partenariale pour soutenir les pays participants avec le meilleur de l’expertise francophone en éducation. 

En quoi consiste votre implication ?

MD : Mon implication a commencé en juin 2019 lorsque j’ai été invité à me joindre au conseil scientifique du programme. J’y coordonne les activités du sous-groupe recherche en organisant, notamment, l’évaluation des propositions de projets de recherche. Nous assignons les projets retenus aux membres du conseil scientifique pour le suivi et l’accompagnement des équipes nationales ou multinationales lauréates. J’agis également comme référent du conseil auprès du Groupe thématique d’expertise « Appui aux collectifs enseignants et communautés d’apprentissage professionnelles ». À cet effet, j’ai été fortement impliqué dans la préparation du troisième Séminaire international du programme, qui s’est tenu en février dernier sur cette thématique. 

Votre implication, en trois mots ?

MD : Je dirais que c’est très stimulant, accaparant à certains moments et gratifiant sur le plan professionnel. Ce qui m’anime, c’est d’être utile au système éducatif des pays bénéficiaires du programme. Résidant au Québec depuis 20 années, je suis originaire d’un de ces pays et j’accueille avec enthousiasme toute occasion d’apporter ma contribution.

Quels sont les défis que vous rencontrez ?

MD : Le défi principal est de concilier cette implication assez intense périodiquement à mes tâches régulières de professeur à l’UdeM. La pandémie a amplifié cette situation dans la mesure où nous sommes obligés de travailler à distance. L’interaction avec des personnes qui sont dans différents fuseaux horaires pose de réels défis.

Quels avantages pourra tirer la communauté enseignante participante ?

MD : La communauté enseignante bénéficiera d’une expertise internationale et nationale renforcée. Le programme met l’accent, entre autres, sur l’observation et l’analyse des pratiques enseignantes entre pairs et avec l’appui d’une expertise externe à l’école. Il s’agit d’une stratégie très porteuse dans la mesure où elle permet aux enseignants et enseignantes de prendre du recul par rapport à leurs pratiques, de se questionner et de trouver des moyens pour les améliorer au bénéfice de l’apprentissage des élèves. Nous avons d’ailleurs pu nous questionner sur cette stratégie lors du séminaire mentionné ci-dessus.

Comment voyez-vous la suite de ce partenariat entre l’UdeM et l’AUF ?

Pour l’AUF, le fait de pouvoir compter sur l’expertise de la Faculté des sciences de l’éducation de l’UdeM est un atout. J’espère que d’autres collègues pourront s’impliquer et apporter leur pierre à l’édifice du programme parce que notre Faculté a une expertise plurielle très riche dans divers domaines des sciences de l’éducation. Ce partenariat permet également à l’UdeM de contribuer, dans une perspective de développement durable et de solidarité internationale, à assurer à tous et à toutes une éducation de qualité. Avec la mobilité professorale sortante, on peut anticiper une mobilité entrante aussi bien étudiante qu’enseignante. Des partenariats de recherche pourront aussi être développés avec les chercheuses et chercheurs impliqués dans les projets de recherche financés par le programme et accompagnés par le conseil scientifique.